Les routes bitumées dans les différentes artères de la capitale tchadienne sont dans un état de dégradation avancée, après la forte saison de pluie. C’est le cas de l’avenue Pascal Yoadommadji, en passant par l’avenue Charles De Gaulle, où les usagers éprouvent d’énormes difficultés pour parcourir cet axe.
Des nids de poules ont remplacé le goudron. Les propriétaires de véhicules se disputent dû aux certains tronçons compte tenu de la dégradation du bitume.
Vers le quartier nord de N’Djaména, surtout à la sortie nord, le chantier de rénovation de la route N’Djaména-Massaguet est arrêté depuis plusieurs mois. Cela oblige les usagers à parcourir des kilomètres de piste pour se rendre à leur lieu de travail.
Au quartier Goudji, dans la commune du 2ème arrondissement, le chantier de réfection de l’avenue Doumro est également à l’arrêt, confrontant les riverains à la poussière. « J’ai subi une césarienne le mois passé et à chaque fois que j’emprunte la route du rond-point 10 octobre vers Dembé, j’ai de la peine à dormir la nuit à cause des secousses », déplore Mme Remadji Édith.
Pour le secrétaire général du syndicat des mini-bus de la station de Dembé, M. Abdel Kerim Moussa, la dégradation des routes impacte négativement leurs activités. « Nous ne pouvons pas économiser pour préparer l’avenir de nos enfants. À chaque panne, nous dépensons énormément. Parfois, je dois m’endetter pour réparer mon véhicule. Surtout l’axe Dembé, en passant par le marché à Mil, impacte lourdement nos heures de travail et nous cause des accidents », se plaint-il.
Les usagers trouvent qu’il est difficile de distinguer la route bitumée du sol naturel. « Pour connaître les calvaires des propriétaires de véhicules, il suffit de faire un tour sur l’axe CA7 et l’avenue Charles de Gaulle », explique M. Ali Mamara.
Cependant, les propriétaires de mini-bus et de taxis demandent au gouvernement de revoir la situation des routes dégradées dans la ville de N’Djaména afin de les soulager un tant soit peu.
Sangnoudji Francine